
Le 11 août dernier, Cyberpresse rapportait que Robert Mugabe, président à mandat contestable du Zimbabwe, avait tenu ces propos :
«Les accusations des violations des droits de l’Homme (…) ont fourni du grain à moudre à l’Occident et à ses médias, puisqu’ils cherchent en permanence des défauts à coller à notre pays»
«Les accusations des violations des droits de l’Homme (…) ont fourni du grain à moudre à l’Occident et à ses médias, puisqu’ils cherchent en permanence des défauts à coller à notre pays»
Il avait, peu de temps auparavant, traité la Grande-Bretagne « d’état raciste ». Ses propos, quoique mal formulés, auraient été bien plus crédibles si lui-même n’avait pas manqué d’ajouter cette citation à son crédit, hier.
«Qui a dit que les Britanniques et les Américains doivent commander les autres ? Nous n’avons pas invité ces sales blancs. Ils veulent fourrer leur nez dans nos affaires. Refusez ça»
En tant que tel, Robert Mugabe a raison. L’Occident devrait cesser de perdre de l’argent à essayer d’instituer (par le patronage ou la force) des démocraties dans des pays qui, historiquement, n’ont rien à voir avec ce système politique. Ce sont surtout ses propos qui choquent, comme quoi celui qui accuse de racisme les états les plus développés de ce monde peut se permettre, visiblement, de faire preuve de racisme lui-même.
N’oublions pas la véritable définition de racisme :
Théorie scientifique, réaction comportementale ou politique sociétale se voulant en relation directe avec la thèse raciale, comme quoi chaque peuple serait différent dans ses capacités et ses aspirations. Notons que ce mot n’a rien à voir avec la « haine raciale » ou la xénophobie, qui sont, proprement dit, des aberrations qui discréditent toute vision eugéniste de l’Homme.
Mugabe fait donc directement preuve de racisme en invoquant les réactions des « états colonisateurs » sur des motifs raciaux, en impliquant qu’en fait, ce sont des blancs qui mettent des bâtons dans les roues de l’Afrique.
Cette histoire n’est pas sans rappeler le dossier de Brandon Huntley, un Sud-Africain blanc qui, victime de xénophobie et d’agressions à motif racial de la part de la majorité noire dans son pays, avait demandé l’asile au Canada. Le Congrès National Africain avait aussitôt crié au mensonge, clamant qu’il ne pouvait y avoir de racisme en Afrique du Sud, puisque, tout le monde le sait, seuls les blancs sont racistes.
Étrange, pourtant, que les états africains se permettent de critiquer la politique d’immigration canadienne alors que nous, « sales blancs », n’avons certainement pas droit de regard sur leurs politiques à eux.
Il faut croire qu’à force de semer la bêtise, on récolte l’ironie.
Source : Cyberpresse




0 responses so far ↓
There are no comments yet...Kick things off by filling out the form below.
You must log in to post a comment.