15 juin 1906
Naissance, à Bouillon (Belgique), de Léon Degrelle. Léon Degrelle fut fortement influencé par l’oeuvre et la pensée de Maurras. Il étudia le droit à l’Université Catholique de Louvain, mais ne termina pas ses études. Après ses études, il devint directeur en 1930, de la maison d’édition Christus-Rex, maison dépendant de l’Action catholique. Issu d’un milieu conservateur, il se radicalisa assez rapidement et évolua vers des positions proches du fascisme.
Fondateur, en 1932, de la revue Rex, cette dernière ce transforma petit à petit en instrument de propagande pour diffuser son idéologie un véritable mouvement politique : le rexisme, parti très influencé par le fascisme italien (Degrelle a rencontré plusieurs fois Mussolini). En étant à la tête du quotidien le Pays Réel, il réussit à faire élire 21 députés Rexiste lors des élections législatives de 1936. Arrêté en 1940, il fut emmené prisonnier en France, fut torturé mais échappa de peu au massacre d’Abbeville.
Degrelle combattit plus tard en URSS. Il créa à cet effet, en 1941, la légion Wallonie, qui combattit sur le front russe. Parti comme simple grenadier, il gagna tous ses galons, jusqu’à ceux de général et de Volksführer(il fut promu général de brigade en 1944). À la fin du mois d’avril 1945, Léon Degrelle abandonne la Légion Wallonie (qui était resté hors de Berlin) et prend la fuite vers le nord. Il traverse le Danemark et la Norvège, deux pays qui sont toujours sous contrôle allemand. Il atteind Oslo, là il réquisitionne un avion léger (celui du ministre allemand Speer). Avec cinq compagnons, il survole une grande partie de l’Europe libérée avant d’atterrir en catastrophe sur une plage de San Sebastian dans le nord de l’Espagne.
Toute sa famille fut emprisonnée ou tout simplement massacrée (son frère a été assassiné, ses soeur et belle-soeur ont été emprisonnées, dont l’une avec son bébé) notamment ses parents, âgés de 79 et 81 ans, torturés à mort en prison. Il trouva refuge en Espagne et les demandes d’extraditions n’aboutirent jamais, ainsi que les tentatives d’enlèvements, la duchesse de Valence allant jusqu’à menacer Franco de mort s’il devait être extradé. Léon Degrelle s’éteint à l’âge de 87 ans dans la soirée du jeudi 31 mars 1994 à la clinique de Parque de San Antonio ou il avait été admis le 10 mars en raison d’insuffisance cardiaque. Il est incinéré le lendemain et ses cendres seront dispersées au-dessus de la Belgique par un ancien capitaine de la SS Wallonie, son corps ayant été interdit de retour sur ordre du Roi.
Il affirme, dans son ouvrage Tintin mon copain, paru après son décès, avoir inspiré le personnage de Tintin à Hergé (Tintin mon copain, Editions du Pélican d’or). Degrelle avait effectivement connu Hergé lorsqu’ils étaient tous deux employés par le même journal, mais selon plusieurs historiens de la bande dessinée, la contribution de Degrelle à l’œuvre de Hergé se serait limitée à ramener des États-Unis divers illustrés américains qui influencèrent le style du dessinateur. Des photos de Degrelle en 1929 montrent une certaine similitude de traits avec le petit reporter.




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