AMICa: Un soldat québécois mort pour le sionisme/capitalisme, c’est un mort de trop. Voilà le point de vue que partage Altermédia Canada. Ceci est aussi valable pour tout Canadien mort au combat en Afghanistan ou ailleurs, soit en tant que force d’occupation (OTAN) ou soit en tant que force de maintien de la paix (ONU), car à vrai dire cela n’a aucun sens et n’a rien avoir avec la défense de la patrie. Tenons-le pour dit et exigeons que nos jeunes reviennent au bercail !
Afghanistan: Simon Longtin tombe au combat
La guerre a rattrapé le Québec, hier. Un premier soldat du Royal 22e Régiment a été tué en Afghanistan dans l’explosion d’une bombe artisanale au passage de son véhicule. Le décès de Simon Longtin, 23 ans, a ainsi tristement souligné le 65e anniversaire du débarquement de Dieppe, où près de 500 Québécois avaient trouvé la mort sur les plages de Normandie dans la pire débâcle militaire canadienne.
Arrivé à Kandahar le 30 juillet dernier, le soldat conduisait un véhicule blindé léger (VBL) qui faisait partie d’un convoi de ravitaillement de retour d’un poste avancé situé près du village de Masum Ghar, 20 kilomètres à l’ouest de Kandahar. À 1 h 41, heure locale, un engin explosif dissimulé le long de la route a sauté au passage du char de Simon Longtin, originaire de Longueuil.
Comme souvent, des insurgés embusqués dans les parages ont aussitôt ouvert le feu sur le convoi, ceux-ci tentant de profiter de la commotion provoquée par l’explosion afin d’alourdir les pertes. Mais aucun autre soldat québécois n’a été blessé dans la fusillade qui a suivi.
Gravement blessé, Simon Longtin montrait toujours de faibles signes vitaux lorsqu’un hélicoptère de l’OTAN l’a emporté vers l’hôpital militaire situé à l’aéroport de Kandahar, à une quinzaine de kilomètres du lieu de l’attaque. Son décès a toutefois été constaté à l’arrivée, portant à 68 le nombre de Canadiens tués en Afghanistan depuis 2002.
Les insurgés profitent de la profondeur des ravins bordant les routes pour se déplacer à l’abri de toute surveillance, à l’instar de tranchées. Puis, il leur est aisé de poser leurs engins explosifs en toute impunité.
Les convois de ravitaillement représentent ainsi une cible fréquente d’embuscades mortelles. Sept soldats canadiens ont d’ailleurs été blessés au cours de la dernière semaine dans des circonstances similaires. « Les insurgés visent le ventre mou du crocodile. Ils savent que les Canadiens ont installé des bases avancées qui doivent être fréquemment ravitaillées en munitions et en essence. Les guérilleros savent très bien qu’ils ne peuvent pas l’emporter dans une bataille rangée, alors ils visent les maillons faibles », observe Marc-André Boivin, chercheur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix.
Les bases avancées sont souvent constituées d’un haut mur de terre au cœur duquel campent plusieurs dizaines de militaires. Contrairement aux autres pays opérant dans les secteurs les plus chauds, le Canada ne dispose pas d’hélicoptères pour approvisionner ces campements éloignés. La puissance du moteur des Griffon est insuffisante pour faire décoller les appareils pleinement blindés, armés et chargés. L’armée canadienne doit donc compter sur les aéronefs américains et néerlandais pour déplacer ses blessés.
Sinon, c’est la route. Même l’état-major canadien doit emprunter les chemins terrestres pour se déplacer sur le champ de bataille, les exposant aux mêmes risques que leurs soldats. Un convoi avec à bord le précédent commandant de la force canadienne en sol afghan, le brigadier-général Tim Grant, avait d’ailleurs été touché par un kamikaze en juillet dernier.
Fait troublant, l’attaque d’hier s’est déroulée dans le district de Panjwai, secteur ayant chaudement disputé en septembre et octobre 2006 lors de l’opération Médusa. Malgré un important revers, les talibans ont continué à y mener des attaques. « Revenir poser des mines dans un secteur sécurisé est une tactique courante de toute guérilla. Tant que nous n’aurons pas suffisamment de policiers afghans bien entraînés et équipés, nous aurons ce genre d’incidents », avait récemment indiqué au Soleil le brigadier-général Rick Hillier, à la suite du décès de six Canadiens dans le même secteur.
Lors de cette entrevue, le chef de l’état-major de l’armée avait assuré prendre tous les moyens pour limiter les pertes, admettant que le contingent québécois pourrait difficilement les éviter. « Nous prenons tous les moyens de protéger la vie de nos soldats, que ce soit par leurs équipements, par la technologie, par leur entraînement. Mais nous ne pouvons réduire le risque à zéro. C’est un environnement risqué. »
L’année 2007 s’annonce comme étant la plus meurtrière pour l’OTAN. Déjà 141 soldats des 37 pays membres de la Force internationale d’assistance à la sécurité ont péri. L’an dernier à pareille date, ils étaient moins de 120. Or, le plus difficile semble encore à venir. Septembre a été le mois le plus sanglant pour la coalition en 2006, les insurgés profitant du début du ramadan, le mois saint pour les musulmans, pour lancer une dernière série d’attaques avant l’hiver.
Avec PC
Les opposants révoltés
Les opposants à la présence canadienne en Afghanistan ont déploré la perte hier d’un premier soldat de Valcartier.
« C’est révoltant et dramatique que des Québécois meurent pour les intérêts pétroliers des multinationales et défendre les trafiquants d’héroïne qui sont à Kaboul », a lancé Sébastien Bouchard, porte-parole de la Coalition pour la paix de Québec.
Si l’Afghanistan ne dispose pas de ressources pétrolières et gazières, un tracé d’oléoduc projeté traversant le pays explique l’intervention militaire internationale, selon ce pacifiste.
Les troupes de l’OTAN seraient ainsi déployées pour aider les grandes entreprises occidentales à s’approprier les réserves pétrolières d’Asie centrale. De plus, le militant accuse le gouvernement d’Hamid Karzai d’avoir pactiser avec des trafiquants d’héroïne afin de se maintenir son pouvoir.
La Coalition pour la paix demande toujours le retrait des troupes canadiennes d’Afghanistan, de poursuivre M. Bouchard. « C’est un véritable Viêtnam. Reste à savoir si on va continuer à tuer pendant un an ou cinq ans des soldats canadiens et des civils afghans. »
Un militaire convaincu
Samuel Auger
Simon Longtin aurait pu prendre son temps dans l’armée, mais il a préféré plonger au cœur de l’action à la première occasion en s’embarquant dans la mission afghane. Ce jeune soldat de tout juste 23 ans, respecté par ses pairs, est décédé pour une cause à laquelle il croyait fermement.
L’état de service du jeune homme originaire de Longueuil démontre à quel point il voulait servir au front. Entré comme recrue en 2005, il a complété sa phase d’entraînement de métier d’infanterie avant d’être muté à son unité, le 3e bataillon du Royal 22e Régiment. Le hasard a fait en sorte que cette unité s’est vu confier rapidement une dangereuse mission dans la région de Kandahar.
« C’était la première fois dans son cheminement qu’il avait l’opportunité d’être déployé. Il aurait pu choisir de sauter un tour, mais il a tout de suite levé la main et il s’est porté volontaire », a indiqué Bruno Tremblay, lieutenant de vaisseau et porte-parole des Forces armées canadiennes à Valcartier.
De l’avis du major Casey Mclean, plus haut gradé de son unité, le soldat Longtin était connu de tous. « C’était quelqu’un de très populaire dans le bataillon, un très bon soldat, même s’il était plutôt tranquille. » On connaît peu de chose pour l’instant sur Simon Longtin, sinon qu’il entrait régulièrement en contact avec ses parents.
Sa famille a souhaité vivre le deuil dans l’intimité, en indiquant toutefois qu’elle ferait une sortie publique dans les prochains jours. Par l’entremise du major Mclean, ses parents ont souligné que leur fils est mort en faisant ce qu’il avait toujours voulu faire.
Simon Longtin a quitté la base de Valcartier le 27 juillet et a mis les pieds en Afghanistan le 30 juillet. Il s’agissait de sa première mission à l’étranger.
source: cyberpresse.ca





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