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HOLOCAUSTE AU SCANNER (suite 2)

November 16th, 2007 · Post your comment (No Comments)

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Holocauste au Scanner par Jürgen Graf “Et si tous les autres acceptaient le mensonge imposé par le Parti — si tous les rapports racontaient la même chose — le mensonge passait dans l’histoire et devenait vérité.” George Orwell, 1984

2 – LES RÉVISIONNISTES

Les victimes de la répression et de l’exclusion sociale mentionnées plus haut sont ces chercheurs que l’on appelle « révisionnistes ». Pour ce qui touche à la seconde guerre mondiale, cette expression, prise dans son sens large, désigne les historiens qui contestent l’opinion courante selon laquelle l’Allemagne et le Japon porteraient seuls, ou principalement, la responsabilité de cette guerre ; dans son sens étroit, elle s’applique à ceux qui mettent en cause l’ « Holocauste », c’est-à-dire l’extermination systématique des juifs sous Hitler et l’existence des chambres à gaz dans les camps de concentration nazis.

Le fondateur du révisionnisme fut le Français Paul Rassinier, socialiste, résistant et ancien détenu des camps de concentration de Buchenwald et de Dora-Mittelbau. Après sa libération, Rassinier écrivit Le Mensonge d’Ulysse, livre dans lequel il porte un regard critique sur les récits des anciens détenus des camps de concentration. Le titre se réfère au pieux menteur Ulysse qui, en plus des cent tourments qu’il avait effectivement endurés, en inventa mille autres, et fait allusion à la tendance humaine à l’affabulation.

Si, dans Le Mensonge d’Ulysse, Rassinier était encore d’avis que les chambres à gaz avaient vraisemblablement existé — il n’y a pas de fumée sans feu –, il s’est progressivement convaincu, au cours de ses vastes recherches, qu’il n’y avait pas eu de gazages ou que, s’il y en avait eu, ils avaient été des cas isolés dus à l’initiative d’une poignée de fous. Rassinier est mort en 1967. Onze ans plus tard, en France, Robert Faurisson, professeur d’université spécialiste de critique de textes, est le premier des révisionnistes à démontrer les impossibilités physiques et chimiques des chambres à gaz homicides ; c’est alors qu’éclate l’ «Affaire Faurisson ».

Les révisionnistes ne sont encore actuellement qu’une petite minorité, mais leurs rangs se renforcent et comptent, depuis 1988, le Britannique David Irving, meilleur connaisseur d’Hitler et du IIIe Reich.


(N.B. : le mot « Holocauste » dérive d'un mot grec signifiant « brûlé tout entier » et évoque, dans le vocabulaire religieux juif, le sacrifice où la victime était entièrement consumée par le feu ; il s'est imposé dans le langage courant à la suite de la diffusion du long métrage américain du même nom. -- Dans la suite, nous entendons toujours par « chambres à gaz » les chambres à gaz homicides et non les chambres à gaz de désinfection dont l'existence est incontestée. -- Dans le présent ouvrage, qui ne revient en aucune façon sur la question des responsabilités de la seconde guerre mondiale, l'expression « révisionnisme » revêt toujours le sens étroit de « révisionnisme de l'Holocauste ».)

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Tags: Littérature & Réflexions

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