[AMIca: Comment réagira Pauline Marois, adepte du "Nous" à temps partiel, sinon en blâmant le chef de l'opposition de diviser les Québécois entre "Eux" ? On peut donc s'attendre à une volée de bois vert contre l'ADQ, alors qu'elle tente constamment de leur mettre des batons dans les roues afin d'éviter à son parti de se faire doubler par la droite sur la question Identitaire.]
Mario Dumont a entrepris lundi une visite de cinq jours en France qui promet d’être dominée par les questions d’identité nationale et d’immigration.
Contrairement aux chefs de l’Opposition qui l’ont précédé ces dernières années, M. Dumont ne sera pas reçu par le premier ministre français à Matignon. (…)
«Son agenda était trop chargé», a-t-on expliqué dans son entourage, tout en reconnaissant à demi-mot que l’ADQ n’avait pas de véritable réseau en France.
Pendant la semaine, le ministre le plus important que rencontrera Mario Dumont sera en fait Brice Hortefeux, responsable de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale.
Considéré comme un des principaux lieutenants du président Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux est un partisan de la fermeté en matière d’immigration. Il a piloté l’automne dernier une loi très restrictive qui ouvre la porte à des tests d’ADN pour vérifier le bien-fondé des regroupements familiaux. Il aussi donné aux forces de l’ordre des objectifs chiffrés en matière d’expulsions d’étrangers: 26 000 pour la seule année 2008.
L’immigration étant un des principaux chevaux de bataille de l’ADQ, la rencontre entre MM. Dumont et Hortefeux, mercredi, colorera forcément la visite du chef de l’Opposition.
Lundi soir, juste avant de prendre la parole devant des gens d’affaires à la Délégation générale du Québec, Mario Dumont a estimé que le Québec pouvait «s’inspirer de la maturité» avec laquelle la France aborde ce sujet, même si «les défis ne sont pas les mêmes».
La France et l’Europe ont l’habitude de discuter de ces questions, a-t-il dit, contrairement au Québec, où «la rectitude politique avait gardé une espèce de couvercle sur les débats».
«L’aplaventrisme ne mène nulle part. On l’a vu dans le dossier des accommodements raisonnables» , a répété M. Dumont.
Le reste de l’agenda du chef de l’Opposition est passablement chargé, mais il ne compte guère de rencontres de haut niveau.
Mario Dumont verra notamment le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande; Jean-Pierre Raffarin, le commissaire français du 400e de Québec; le secrétaire d’État à la Coopération et à la Francophonie, Jean-Marie Bockel; et le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Sans parler de l’incontourable rendez-vous avec le numéro un de la Francophonie, Abdou Diouf.
«C’est un peu le service minimum «, a noté un habitué des circuits franco-québécois.
source : cyberpresse.ca





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