Le document qui suit va tenter de démontrer l’influence de l’extrême-gauche au sein du milieu souverainiste québécois et expliquer la récente déroute du vote pour le Bloc Québécois vers le Nouveau Parti Démocratique de Jack Layton.
GILLES DUCEPPE
Jeunesse
Né en 1947, il a grandi dans le quartier ouvrier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, dans des logements que sa famille partageait avec ses deux grands-parents, un oncle et une tante. Il habite encore ce quartier. Son père, le populaire comédien Jean Duceppe, a toujours été engagé dans la politique et le syndicalisme. Durant ses études, Gilles suivra les traces de son père.
Son père Jean Duceppe
Jean Duceppe, le père de Gilles Duceppe est un des fondateurs du Nouveau Parti Démocratique (NPD fédéral), aujourd’hui dirigé par Jack Layton.[1] [2] Le populaire comédien Jean Duceppe, a toujours été engagé dans la politique et le syndicalisme. Jean Duceppe, tout comme son fils, a été fortement influencé par l’idéologie d’extrême-gauche au point de devenir l’un des fondateurs du Nouveau Parti Démocratique (NPD) au fédéral en 1961.[3] Le NPD est le parti le plus à gauche de l’échiquier politique canadien, nous y reviendrons plus tard. 
Carrière politique
C’est en 1970 à l’âge de 23 ans que Gilles Duceppe devient membre du Parti Québécois, il y gravite rapidement les échelons et y travaille comme organisateur politique et secrétaire du candidat Robert Burns, un des sept candidats péquistes qui seront élus en avril 1970.[4]
Robert Burns est issus de l’aile gauche du Parti Québécois et a travaillé en tant que conseiller technique à la Confédération des Syndicats Nationaux (CSN). En 1966, il est promu à la direction des services juridiques de la même centrale.[5] On comprend donc pourquoi Robert Burns fût celui qui a pris Gilles Duceppe sous son aile…
En 1973, trois ans après son adhésion au Parti Québécois, Gilles Duceppe, qui a 26 ans, se laisse tenter par l’extrême-gauche radical.
D’abord au sein du journal En lutte, puis à la Ligue communiste marxiste-léniniste et ensuite au Parti communiste ouvrier (PCO). Françoise David a également milité au sein du journal En lutte à la même époque au coté de Gilles Duceppe (voir section sur Québec Solidaire).
Lors du référendum de 1980, Gilles Duceppe, qui avait 33ans à l’époque, n’a pas voté pour le « oui » puisqu’il s’agissait d’une consigne du PCO. [6] Entre l’extrême-gauche et l’indépendance du peuple Québécois, on voit quelle priorité avait Gilles Duceppe, qui était pourtant à un âge qui le plaçait bien loin des erreurs de jeunesse.
De 1983 à 1990, Gilles Duceppe devient conseiller syndical et négociateur à la CSN durant la même époque que Gérald Larose du Conseil de la Souveraineté du Québec (CSQ). [7] Il s’agit également de la même centrale syndicale que Robert Burns, l’homme pour qui Gilles Duceppe a travaillé au Parti Québécois lorsqu’il avait 23 ans.[8]
COOPÉRATION ENTRE L’EXTREME-GAUCHE ET LES PARTIS SOUVERAINISTES
Très peu de gens savent qu’il y a depuis longtemps une coopération entre le Parti Québécois et l’extrême-gauche dès les débuts de sa formation. À titre d’exemple, il y a eu un Colloque de la gauche québécoise à Montréal les 20 et 21 novembre 1981, qui ne réunissait nul autre que les centrales syndicales que sont la C.S.N (voir Robert Burns), la F.T.Q. et la Centrale des Enseignants du Québec (C.E.Q.) mais également le Nouveau Parti Démocratique (NPD), le Parti Québécois, et le Parti Communiste du Québec.[9] Concernant la C.S.N., de 1983 à 1999, Gérald Larose qui est président du Conseil de la souveraineté du Québec, fût jadis président de la Confédération des Syndicats Nationaux (CSN).
Les liens entre l’extrême-gauche a tendance communiste est encore d’actualité puisque le Parti Communiste du Québec a appelé ses sympathisants à appuyer massivement le Bloc Québécois lors des dernières élections fédérales du 2 mai dernier : «le Parti communiste du Québec appelle à voter massivement pour le Bloc Québécois, sauf dans les circonscriptions d’Outremont (où Le Bloc québécois n’a aucune chance de l’emporter et où le député du NPD, Thomas Mulcair, mériterait d’être réélu); il en va de même pour la circonscription de Gatineau-Aylmer où Nycole Turmel, qui fût pendant des années une dirigeante syndicale très respectée et qui, lors des dernières élections provinciales, avait aussi appelé à voter pour Québec solidaire, se présente également pour le NPD. Dans ces circonscriptions fédéralistes particulières, le PCQ appellerait plutôt à voter pour le NPD. » [10]
Le Parti Communiste du Québec (PCQ) fait de la publicité pour le journal le Québécois, présidé par Patrick Bourgeois. André Parizeau, chef du Parti Communiste du Québec, était présent lors de la commémoration du 10ième anniversaire du journal.[11] Il y a également un lien vers le Réseau de Résistance du Québécois (RRQ) sur leur site internet.[12] Pourquoi établir de tels liens de coopération si les organisations souverainistes n’ont pas de liens idéologiques avec l’extrême-gauche? Qui voudrait prendre la chance de s’associer à une idéologie responsable de millions de morts à travers le monde s’ils n’ont pas des idées ou des visées communes ?
ET LE NPD DANS TOUT CA?
Comme nous mentionnions précédemment, le NPD a été fondé par Jean Duceppe, père de Gilles Duceppe, ainsi que par Philippe Vaillancourt le président honoraire de la Fédération des Travailleurs et Travailleuses du Québec (FTQ) en 1956.[13]
Aujourd’hui le NPD est membre de l’international socialiste.[14] Il s’agit d’une association politique internationaliste regroupant des partis socialistes et communistes de tout horizon. L’Internationale Socialiste a d’ailleurs félicité le NPD et son chef Jack Layton pour sa performance lors de la dernière élection fédérale.[15]
Une branche Québécoise du NPD a déjà existé au Québec. Le NPDQ (Nouveau Parti Démocratique du Québec) fut fondé dans les années soixante, à la suite des efforts concertés de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), l’une des principales centrales ouvrières du Québec à l’époque.[16]
Le 30 juin 1963, un comité provisoire d’organisation du NPDQ est élu et était composé de nul autre que Charles Taylor.[17][18] Le même Charles Taylor de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables… Tout un hasard, n’est-ce pas ?!
Le NPDQ fut ensuite fusionné avec le Parti Communiste du Québec qui sera à son tour fusionné à l’Union des Forces Progressiste (UFP) pour finalement se fusionner à nul autre que Québec Solidaire.[19] Charles Taylor ne s’en cache pas: il milite pour le NPD «depuis le Moyen-Âge», à ses dires. Le professeur a d’ailleurs défendu les couleurs du NPD quatre fois dans les années 60. En 1965, il avait terminé deuxième derrière Pierre Elliott Trudeau dans Mont-Royal.[20]
Décidemment, le hasard fait bien les choses !
Pour couronner le tout, la mystérieuse constitution du NPD est difficilement accessible au publique et a une forte inspiration marxiste-léniniste selon plusieurs commentateurs, journalistes et politiciens de l’époque.[21] [22] [23] [24]
QUÉBEC SOLIDAIRE
Comme nous l’avons mentionné précédemment, Québec Solidaire est issus du Nouveau Parti Démocratique du Québec et du Parti Communiste du Québec.
Amir Khadir a d’ailleurs déclarer que la monté du NPD était voulu par plusieurs « progressistes » soi-disant « souverainistes »: « La montée en force du Nouveau Parti démocratique était souhaitée par nombre de souverainistes progressistes comme moi. Mais pas au prix d’un tel balayage du Bloc québécois. Québec solidaire avait d’ailleurs appelé à voter pour des candidats progressistes, qu’ils soient bloquistes ou néo-démocrates »[25]
On n’est donc pas très loin ici de la position officielle du PCQ, tel que cité précédemment.
Québec Solidaire a-t-il à cœur la souveraineté ou la promotion d’idées « progressistes » d’extrême-gauche ?
Françoise David a d’ailleurs milité de 1977 à 1982, pour l’organisation marxiste-léniniste En lutte!. [26] La même organisation que Gilles Duceppe et durant la même époque !
Amir Khadir a confirmé son soutien passé à l’Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI) un organisme islamique socialiste voué au renversement du gouvernement de la République islamique d’Iran.[27] Il s’est également présenté sous la bannière du Bloc Québécois en 2000.[28] Si un politicien aussi à gauche qu’Amir Kadhir c’est senti aussi à l’aise au Bloc Québécois, il doit bien avoir une raison (idéologique) ?
Plusieurs responsables de Québec Solidaire entretiennent des liens douteux avec des groupuscules d’extrême-gauche, dits anarchistes et communistes, dont certains sont très actifs dans les groupes communautaires et associations étudiantes collégiales et universitaires du Québec.
L’un de ceux-là est Simon Tremblay-Pépin que l’on voit ici-bas en compagnie d’Amir Khadir.
Simon Tremblay-Pépin est conseillé des orientations du parti Québec Solidaire (QS) et présenté comme un pilier du parti par Françoise David.[29]
Lien de la page Facebook : http://www.facebook.com/profile.php?id=547712075
En plus de son implication au parti QS, Simon Tremblay-Pépin a étudié au doctorat en science politique à l’université de York et est diplômé en journalisme à l’UQAM. Il a été corédacteur en chef pour le journal satirique Le Couac, responsable de la commission politique de Québec Solidaire et représentant étudiant au conseil d’administration de l’UQAM. Il participe à titre de chercheur à l’Institut de Recherche et d’Information Socio-économique (IRIS).
Son activisme ne s’arrête pas à son implication dans Québec Solidaire, Simon Tremblay-Pépin collabore régulièrement avec des groupuscules d’extrême-gauche, dont les groupes suivants :
L’Union communiste Libertaire (UCL)
L’UCL a ses tentacules dans plusieurs régions du Québec, avec des chapitres principalement à Montréal, Québec et Saguenay. L’UCL possède et diffuse sa propre revue Cause Commune faisant la promotion de l’idéologie communiste et anarchiste.[30] Le Collectifs suivants, Emma-Goldman et le Collectif Voix de Faits, sont deux groupes affiliés à l’Union Communiste Libertaire (UCL).[31]
Le Collectif Voix de Faits (UCL-Québec)
Le 18 mars 2011, Simon Tremblay-Pépin participe à une conférence radiophonique, organisée par le Collectif Voix de Faits, branche médiatique du Collectif anarchiste La Nuit, filiale de l’UCL à Québec.[32]
Le Collectif Emma Goldman (UCL-Saguenay)
Le 21 octobre 2010, Simon Tremblay-Pépin participe en tant que panéliste à une conférence intitulée « Budget libéral: comment faire reculer le gouvernement? » organisée par le Collectif Emma-Goldman.[33]
Lors de la conférence organisée par le Collectif Emma-Goldman, où participait Simon Tremblay-Pépin, et d’autres intervenants clairement affichés au sein de groupes d’extrême-gauche, on retrouvait un certain Etienne David-Bellemare, Président du Syndicat des Étudiants et Étudiantes syndiqué(e)s de l’Université du Québec à Chicoutimi (SEEE-UQAC), et porte-parole du Collectif Emma-Goldman, tous deux affiliés au groupe UCL-Saguenay. [34][35]
Le militantisme d’Étienne David-Bellemarre
En plus de ses activités syndicales et communistes, Etienne David-Bellemare est assistant de recherche à la Chaire de recherche du Canada sur la démocratie et la souveraineté de l’Université du Québec à Chicoutimi. Il est l’organisateur du dernier Colloque « La laïcité et le pluralisme culturel et religieux dans la société québécoise » qui a eu lieu du 29 au 31 mars 2011 à l’UQAC et où était invité à titre de conférencier Gérard Bouchard de la commission Bouchard-Taylor. [36] [37] Certains seront intéressés d’apprendre qu’ Étienne David-Bellemare est nul autre que le fils de Françoise David de Québec Solidaire.[38] Françoise David a eu son fils Étienne d’un premier conjoint dont elle s’est séparée un an après l’accouchement.[39] Il est intéressant également de noter qu’Étienne, plus radical dans ses idées que certains de ses « camarades de combat », s’en soit pris à Patrick Bourgeois, qualifiant ce dernier de xénophobe faisant la promotion du nationalisme primaire. [40]
Le militantisme de Simon Tremblay-Pépin
Comme si ce n’était pas assez, comme si Québec Solidaire n’était suffisamment percu comme un parti d’Extrême-Gauche, Simon Tremblay-Pépin et Etienne David-Bellemare entretiennent des liens suffisamment étroits sur le réseau social Facebook pour soulever un doute sérieux, ceci étant aussi vrai avec plusieurs autres groupes radicaux de gauche :
Cacher ce qui est honteux !
Enfin nos recherches sur Simon Tremblay-Pépin nous ont amenées à découvrir qu’il entretient des liens sérieux sur les réseaux sociaux (Facebook) avec des groupes radicaux, tel que UCL-Québec, UCL-Montréal, Collectif Rebelles, Ya Basta !, etc. Impossible de savoir si ces groupes font partie de sa liste d’amis, à moins de faire partie de ses contacts… Seul ce qui est sale doit être caché !
Qu’est-ce que le Collectif Emma-Goldman ? [41]


Ils se définissent comme suit :
Le Collectif anarchiste Emma Goldman est une organisation politique active dans la région du Saguenay depuis 2008. Nous militons pour des mouvements sociaux combatifs et l’émergence d’une gauche libertaire large et ouverte. Nous sommes affiliés à l’Union communiste libertaire (UCL).
Le collectif veut favoriser l’émergence d’une gauche de combat, critique et radicale. Nous refusons d’être des victimes sans défense ! La mollesse des réformistes joue le jeu de la droite populiste. Le temps des politesses est terminé. Il faut intensifier la critique du populisme, affirmer notre rejet de l’ordre moral, du discours sécuritaire, du nationalisme et du militarisme. Les valeurs de liberté, d’égalité, de partage et de solidarité doivent servir de contrepoids. Le statuquo n’est pas une option, il ne faut plus hésiter à agir et être révolutionnaire et libertaire.
Qu’est-ce que le Collectif Voix de Faits ? [42]

Ils se définissent comme suit :
Voix de faits c’est la branche médiatique –web et radio– du Collectif anarchiste La Nuit (UCL-Québec). En devenant adepte (fan!) vous pouvez suivre notre blogue avec Face book… [On n'arrête pas le progrès]
‘Voix de faits’ veut favoriser l’émergence d’une gauche de combat, critique et radicale. Nous refusons d’être des victimes sans défense ! La mollesse des réformistes joue le jeu de la droite populiste. Le temps des politesses est terminé. Il faut intensifier la critique du populisme, affirmer notre rejet de l’ordre moral, du discours sécuritaire, du nationalisme et du militarisme. Les valeurs de liberté, d’égalité, de partage et de solidarité doivent servir de contrepoids. Le statuquo n’est pas une option, il ne faut plus hésiter à être anti-systémiques, révolutionnaires et libertaires. La résistance libertaire doit se donner les moyens de ses ambitions. ‘Voix de faits’, en permettant une intervention politique quotidienne, est un pas dans cette direction.
Pas mal comme fréquentations, pour un parti politique qui se dit proche de l’aspiration nationale des Québécois?! Des groupuscules qui rejettent complètement le Nationalisme et l’Ordre moral…
Aurait-on à faire avec un parti politique qui joue sur plusieurs plans? C’est à dire un premier plan qui consiste à s’allier tantôt à des mouvements nationalistes et tantôt à s’opposer et à dénoncer les concepts et vertus nationales? Aurait-on à faire à un parti qui fait son fond de commerce dans le noyautage et l’infiltration de ce qui lui est paradoxalement opposé?
Enfin, Québec Solidaire affirmait récemment vouloir marginaliser sa «gauche radicale». C’est loin d’être chose faite, pire encore, il semble que cela fasse partie d’une stratégie de banalisation de leur aile radicale.[43] Plusieurs journalistes sont venus à la même conclusion : Amir Khadir et Françoise David, et leurs acolytes sont des fanatiques d’extrême-gauche.[44] [45] [46] [47]
GÉRARD BOUCHARD ET CHARLES TAYLOR
Bien que non impliqué directement dans les milieux souverainistes Gérard Bouchard et Charles Taylor sont prêt des acteurs importants, directement ou indirectement reliés à différents partis ou mouvements d’extrême-gauche.
Comme nous l’avons mentionné précédemment, Gérard Bouchard a coprésidé la dite Commission Bouchard-Taylor, en plus d’être professeur en sociologie à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), la même université qu’Étienne David-Bellemare qui a organisé le colloque « La laïcité et le pluralisme culturel et religieux dans la société québécoise » où Gérard Bouchard était invité à titre de conférencier.[48] Ceci soulève un doute sérieux sur les liens possibles que puissent entretenir ces deux personnes dans un même établissement.

Est-ce possible qu’Etienne David-Bellemare ait été pris sous l’aile de Gérard Bouchard? On peut sincèrement se poser la question, lorsqu’on sait qu’Étienne est le fils d’une personnalité politique aussi connue. D’ailleurs, il est intéressant de noter que Gérard Bouchard ne cache pas sa préférence politique envers Québec Solidaire, puisque durant la conférence à l’Université McGill dans le cadre du prestigieux «Alan Aylesworth Macnaughton Lecture 2010», il a avancé que, dans tout le débat sur les accommodements raisonnables, Québec solidaire était le parti le plus «nuancé» et s’étant le «mieux comporté» de tous les partis politiques au Québec.[49]
De plus, Québec Solidaire par le biais de ses deux porte paroles ont approuvé le jour même de sa parution tout le contenu du rapport Bouchard-Taylor…Est-ce le fruit du hasard ? [50]
Et que doit-on penser de la déclaration de Gérard Bouchard comme quoi il faudrait « tous ensemble, jeter NOS souches au prochain feu de la Saint-Jean »?[51] Il n’est pas un secret pour personnes que M. Bouchard s’est comporté en bon « commissaire soviétique » durant la Commission sur les accommodements raisonnables en dictant aux participants quoi dire et quoi penser au lieu d’écouter les inquiétudes de la population.[52]
Par ailleurs, est-ce possible que M. Gérard Bouchard puisse cautionner des militants et idées d’extrême-gauche, notamment quand on sait que le principal organisateur du Colloque soit issus d’une mouvance aussi radicale?
De plus, comme nous l’avons mentionné précédemment dans la section sur le NPD, Charles Taylor a été membre du Nouveau Parti Démocratique du Québec (NPDQ) et candidat du NPD dans les années 60.[53][54] Charles Taylor est le maitre à penser de Jack Layton, chef du NPD.[55]

Lors de la campagne fédérale de 2008, Charles Taylor est venu appuyer Thomas Mulcair, candidat NPD dans la circonscription Westmount-Ville-Marie. On le voit au côté de Julius Grey, avocat montréalais reconnu dans la représentation dans diverses causes judiciaires en majeure partie reliées à des « accommodements raisonnables » de nature religieuse.[56]
Doit-on en déduire que le NPD, tout comme Québec Solidaire, est un parti faisant la défense et la promotion de la « laïcité ouverte », qui consiste à supporter les causes religieuses autre que catholiques? Il est très étrange que l’ex-commissaire Taylor puisse s’être présenté comme une personne impartiale à titre de commissaire, alors que le parti NPD pour lequel il s’est déjà présenté et qu’il appuie encore aujourd’hui, est loin de faire la promotion de la « laïcité » pour tous…
Ceci qui laisse également planer un sérieux doute sur les préférences politiques de Charles Taylor… et sommes toutes, de n’avoir jamais eu l’impartialité nécessaire à mener une telle commission sur les « accommodements raisonnables ».
Enfin, il est tout de même inquiétant que les deux dirigeants de la commission Bouchard-Taylor puissent être impliqués d’aussi près avec l’extrême-gauche antinationale et avec des partis politique, tel que Québec Solidaire et le NPD, faisant la promotion de la « laïcité ouverte ». Pouvons-nous réellement compter sur eux pour régler le débat sur l’identité nationale, la laïcité et les accommodements raisonnables? La réponse est non.
LA CRÉATION DES CÉGEP: LA FORMATION CONTINUE DE « PROGRESSISTES » D’EXTREME-GAUCHE
Les cégeps furent créés en 1967 par l’adoption du projet de loi 60 à l’Assemblée nationale du Québec.
C’était aussi la période d’expansion rapide du réseau universitaire et collégial québécois et les facultés de sciences humaines ne tardèrent pas à être inféodées par une version vulgarisée du marxisme universitaire français des années soixante, recyclé à travers les nombreux professeurs alors recrutés en Europe ou à travers l’embauche massive de Québécois et Québécoises fraîchement émoulus de leurs études en France. C’est ainsi qu’une génération entière de la jeunesse québécoise fut initiée au « marxisme », au « communisme » et à « l’anarchisme » par le biais de cours de philosophie dispensés dans nos institutions collégiales et universitaires. »[57] [58]
Il est également intéressant de noté que l’ancienne Centrale des Enseignants du Québec (CEQ), le principal syndicat des enseignants à l’époque ait pu participer au fameux « Colloque de la gauche »[59] avec la C.S.N. (voir Gérald Larose), la F.T.Q. (voir NPDQ), le NPD, le Parti Québécois, et le Parti Communiste du Québec. À titre d’exemple de l’influence de l’extrême-gauche dans le système scolaire, il y a eu dernièrement un atelier d’introduction au communisme libertaire au Cegep d’Alma avec la permission de la direction scolaire.[60] [61] On n’arrête pas le progrès…
Les universités québécoises ne sont pas épargnées, nous pouvons donner en exemple le cas de David Bellemare le Président du Syndicat des étudiants et étudiantes employé(e)s de l’UQAC et assistant de recherche à la Chaire de recherche du Canada sur la démocratie et la souveraineté de l’Université du Québec à Chicoutimi. [62]
CONCLUSION
Enfin, considérant les origines politiques de Gilles Duceppe nous sommes en droit de se demander si la chute du Bloc ne fut pas orchestrée de toute pièce par celui-ci dans le but d’étendre l’influence de l’extrême-gauche vers le Canada anglais en cédant les clés du pouvoir politique au NPD, que son propre père avait fondé. Un retour aux sources en quelque sorte?!
Le doute ne fait que s’amplifier lorsque l’on prend en compte les intentions de créer une coalition avec le NPD de Jack Layton, qualifié ironiquement de « dangereux socialiste » par Gilles Duceppe.[63] Quand on regarde les faits, comme dit Frédéric Bastien, professeur d’histoire au CÉGEP Dawson, « on comprend mieux à quel point le Bloc a scié lui-même la branche sur laquelle il était assis ».[64] Encore plus facile de couper quelque chose quand cela nous arrange?!
Ceci sans compter l’implication de différents acteurs, de près ou de loin, associés aux mouvements souverainistes et indépendantistes.
Lorsqu’on rassemble toute l’information, il devient difficile de penser que l’extrême-gauche, et leurs dignes représentants, n’ait pas pu tirer avantage du noyautage des mouvements souverainistes, et ce à tous les niveaux de la classe politique.
Aujourd’hui nous en avons la triste démonstration…
Références :
[7] http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-federales/201104/01/01-4385767-gilles-duceppe-lhomme-qui-detestait-limprovisation.php
[8] http://www.ledevoir.com/politique/canada/323373/gilles-duceppe-un-homme-blesse
[9]http://news.google.com/newspapers?id=dwpOAAAAIBAJ&sjid=c60DAAAAIBAJ&pg=4577%2C1162941
[10]http://www.pcq.qc.ca/Dossiers/Modeles/index.html?id=Accueil/page_article.htm?article_id=758&table_de_l_application=articles&lang=fr
[11]http://www.pcq.qc.ca/Dossiers/Modeles/index.html?id=Autres/Archives/page_article.htm?article_id=812&table_de_l_application=articles&lang=fr
[12]http://www.pcq.qc.ca/Dossiers/Modeles/index.html?id=Accueil/page_article.htm?article_id=758&table_de_l_application=articles&lang=fr
[13] http://www.archives.uqam.ca/pages/archives_privees/genere_rdaq.asp?varcote=127P
[18] La Presse, 2 juillet 1963 (citée dans R. Denis, 1979).
[20] http://www.cyberpresse.ca/actualites/200809/08/01-662065-charles-taylor-sort-de-lombre-pour-le-npd.php
[21] http://www.cbc.ca/news/politics/inside-politics-blog/2011/04/the-ndps-missing-constitution.html
[22] http://opinion.financialpost.com/2011/04/29/terence-corcoran-jack-layton%E2%80%99s-hidden-agenda/
[26] ↑ Julie Miville-Dechêne et Josée Bellemare, « Retour sur un passé révolutionnaire [archive] » sur http://archives.radio-canada.ca [archive], Le Téléjournal/Le Point, Société Radio-Canada, diffusion 30 septembre 1999 (dernière modification 17 septembre 2008
[28]http://www.parl.gc.ca/About/Parliament/FederalRidingsHistory/hfer.asp?Include=Y&Language=F&rid=526&Search=Det
[39] http://www.madame.ca/loisirs_culture/personnalites/francoise-david-une-femme-engagee-n231305p1.html
[42] http://www.facebook.com/pages/Voix-de-faits/323710410996
[43] http://www.ledevoir.com/politique/quebec/319773/quebec-solidaire-veut-marginaliser-sa-gauche-radicale
[44] http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/lysiane-gagnon/201012/20/01-4354210-khadir-le-fanatique.php
[45] http://www.cyberpresse.ca/opinions/201012/27/01-4355715-lultragauche-demasquee.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_place-publique_1242600_accueil_POS1
[49] http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2010/03/04/g-233-rard-bouchard-est-de-retour.aspx
[50] http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2008/05/26/002-QS-reax-rapport.shtml
[51] G.B., Montréal, 1999
[54] La Presse, 2 juillet 1963 (citée dans R. Denis, 1979).
[55] http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-federales/201104/22/01-4392718-jack-layton-un-chef-atypique.php



















(7 votes, average: 3.86 out of 5)
2 responses so far ↓
1 altercan // Sep 18, 2011 at 1:56 pm
Un petit extra qui démontre bien la coopération entre souverainistes et l’extreme-gauche:
Communiqué conjoint du PCQ, du RRQ, et de la SSJB-M : http://www.vigile.net/Appel-au-peuple-de-gauche-en
2 altercan // Feb 12, 2012 at 6:08 pm
Alexa Conradi de Québec Solidaire et la FFQ recrute chez les anarchistes:
http://ca.altermedia.info/general/alexa-conradi-de-quebec-solidaire-recrute-chez-les-anarchistes_7676.html?preview=true&preview_id=7676&preview_nonce=edd4a2479d
You must log in to post a comment.