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Indépendance du Kosovo : les mille-et-une raisons d’être anti-américains

February 17th, 2008 · Post your comment (No Comments)

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Kosovo: L’indépendance proclamée

Le Parlement kosovar déclare la province serbe indépendante avec le soutien des États-Unis et de grandes puissances européennes. Belgrade et Moscou s’y opposent et un risque de sécession des Serbes du nord du Kosovo est évoqué.Les Albanais du Kosovo ont réalisé dimanche le rêve de plusieurs générations (mensonge occidental !) en accédant à leur indépendance. Le geste historique a été posé par le Parlement, qui a proclamé l’indépendance de la province du sud de la Serbie à majorité albanaise.

« À partir de maintenant, le Kosovo a changé de position politique, nous sommes désormais un État indépendant, libre et souverain », (avec le soutien la pourriture gouvernementale américaine que tous nationalistes devraient chercher à abattre coute que coute…) a déclaré le président du Parlement, Jakup Krasniqi, après le vote de la déclaration d’indépendance lue par le premier ministre kosovar, Hashim Thaçi.

La proclamation de l’indépendance a été suivie de scènes de liesse dans les rues du Kosovo, notamment dans la capitale, Pristina, qui vibre aux cris de « l’indépendance » et des concerts de klaxons et de pétards.

Des appuis

Plusieurs grands pays de l’Union européenne, dont l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et l’Italie, ne devraient pas tarder à reconnaître cette indépendance, qui sera sous supervision internationale.

(Bien sûr, c’est ce dont sont capables ces gouvernements à la botte américano-sioniste qui ne vise qu’à détruire les pays européens non-asservis à l’empire occidental décadent.)

De passage en Tanzanie, le président Bush a déclaré que le statut du Kosovo « doit être réglé afin que les Balkans soient stables ». Le département d’État a « pris note » de la déclaration d’indépendance et a appelé toutes les communautés de la province au calme.

Immédiatement après cette proclamation, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a souhaité « bonne chance au Kosovo ».
(Rien de très étonnant venant de cette râclure juive de koucher (kushner) qui soutient Israël à tout coup, mais qui supporte ainsi l’écrasement des identités européennes issues de ces communautés opposées à l’expansion sioniste en Europe.)

Londres a pour sa part indiqué que cette proclamation d’indépendance est un « important développement qui crée un nouveau contexte pour le statut du Kosovo ».

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a appelé « toutes les parties » au « calme et à la modération », après la déclaration d’indépendance du Kosovo.

Risque de sécession du nord du Kosovo

La Serbie a toutefois rejeté d’emblée la proclamation unilatérale d’indépendance du Kosovo. Le président Boris Tadic a déclaré pour sa part qu’il ne reconnaîtra jamais l’indépendance du Kosovo et qu’il n’abandonnerait pas la lutte pour l’empêcher.

Belgrade a indiqué qu’elle s’opposerait à cette indépendance par « toutes les mesures diplomatiques, politiques et économiques ».

Par ailleurs, le premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, s’en est vivement pris au président américain pour son soutien à la proclamation de l’indépendance du Kosovo. « Le président des États-Unis, qui est responsable de cette violence, de même que ses partisans européens, figureront dans l’Histoire de la Serbie en lettres noires » , a-t-il dit.

La Serbie est soutenue par la Russie, qui a d’ailleurs demandé la consultation du Conseil de sécurité des Nations unies sur cette question.

Moscou demande en outre que la mission de l’ONU au Kosovo (MINUK) déclare « nulle et non avenue » la proclamation unilatérale d’indépendance de la province.

L’opposition vient aussi des Serbes du Kosovo, qui représentent un peu moins de 10 % de la population. Ils ont menacé d’organiser sur leur territoire les élections municipales prévues, en mai, en Serbie et formeraient leur propre « Parlement du Kosovo ».

Parmi les scénarios désormais possibles, figure une sécession du nord du Kosovo, où vivent 40 000 des 120 000 Serbes présents dans la province.

Des violences entre Albanais et Serbes du Kosovo sont aussi à craindre. « Il y aura des coups de feu si les Albanais tentent d’exercer leur pouvoir sur le Nord », a prévenu un des leaders des Serbes du Kosovo, Oliver Ivanovic.

La situation est d’ailleurs extrêmement tendue dans la ville de Mitrovica, dans la partie serbe du Kosovo. Des grenades ont été lancées sur des bâtiments de l’Union européenne et de l’ONU causant des dégâts minimes.

Et à Belgrade, des émeutes ont aussi éclaté. Des feux ont été allumés à quelques endroits, mais un important dispositif policier a été déployé pour encadrer les milliers de manifestants.

Le premier ministre kosovar, Hashim Thaçi, s’est montré rassembleur et a tenté de rassurer en s’engageant personnellement à garantir la sécurité des Serbes. « Nous fermons le chapitre du passé et ouvrons le chapitre de l’avenir, le Kosovo est la patrie de tous ses citoyens », a-t-il déclaré.

Une indépendance supervisée

M. Thaçi a souhaité la bienvenue à une mission de l’UE qui va se déployer au Kosovo indépendant. Une mission de quelque 2000 policiers et juristes devrait accompagner les débuts de l’indépendance de ce nouvel État.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a précisé dimanche que la Kfor, présente au Kosovo depuis 1999, va « continuer à assumer ses responsabilités, sauf décision contraire du Conseil de sécurité de l’ONU ».

source: radio-canada

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Tags: International · Resistance

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